Épingle

Petite tige de métal, pointue à un bout et arrondie à l'autre, fréquemment utilisée dans toutes les branches
de l'artisanat textile et jusque dans l'habillement, on s'en servait encore au 20em siècle pour empêcher
le chapeau de s'envoler ou la cravate de sortir du gilet.

Ce petit accessoire commode, qu'on appelle parfois épingle à tête, est connu depuis l'antiquité égyptienne;
il a, depuis lors, adopté de multiples formes correspondant à des fonctions différentes.

Les épingles pour la couture sont en acier, avec une tête plate métallique, on les nomme épingles de couturière, ou une tête ronde en verre ou en plastique; elles sont destinées à fixer l'ouvrage en place avant la couture.
Elles existent dans des épaisseurs et longueur diverses : plus le numéro que le fabricant leur attribue est grand, plus le diamètre et la longueur sont importants; les modèles fins (no 4, 5) sont particulièrement recommandés.

La dentellière aux fuseaux emploie quant à elle des épingles plus longues,
qui traversent le carton et s'enfoncent profondément dans le carreau, tout en dépassant
suffisamment pour retenir les méandres du fil. Apparentées aux épingles à chapeau,
de très longues épingles de cuivre ou d'acier, parfois agrémentées d'une tête sculptée,
servent en outre à immobiliser les fuseaux momentanément au repos, afin qu'ils ne gênent
pas ceux qui demeurent en mouvement.

Plus complexe est l'épingle de sûreté, qu'on appelle aussi épingle double ou de nourrice;
elle descend de la fibule antique, souvent fabriquée en métal précieux, qui fixait le vêtement
drapé sur l'épaule ou sur la poitrine. Elle se compose d'une tige recourbée formant ressort,
la pointe venant se loger dans une petite pièce métallique qui la protège et la bloque.
Dans le commerce, ces épingles sont numérotées selon leur longueur, les chiffres les plus petits
désignant les modèles les plus courts.

Cette irremplaçable pièce de dépannage de la trousse de couture
est aussi, sous une forme plus sophistiquée, l'attache traditionnelle des kilts écossais.

En tricot, enfin, on se sert d'une épingle de sûreté de grande taille dite épingle auxiliaire ou arrête-maille pour retenir les mailles en attente.